Le mythe n’est pas ici une histoire ancienne, mais une mémoire active.


Il traverse les corps, les gestes, les métamorphoses. Il parle un langage antérieur aux mots, celui du mouvement, de la fuite, de l’élan et de la perte.

Daphné, Diane, Europe appartiennent à un temps sans date, où l’humain, l’animal et le divin circulent encore librement. Le corps y est seuil : il devient arbre, vent, bête ou constellation. Le mythe ne décrit pas, il transforme.

Ces figures ne sont pas citées pour leur récit, mais pour ce qu’elles portent d’universel : le désir, la résistance, l’arrachement, la métamorphose comme réponse.

Le mythe demeure parce qu’il continue de dire ce que le langage ordinaire ne suffit pas à formuler.

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