Ici, tout se joue à hauteur de main.
Des formes contenues, proches, presque familières. Des présences discrètes qui n’imposent rien, mais qui accompagnent.
Les animaux sont ordinaires, connus, à notre contact quotidien. Ils dorment, avancent doucement, s’étirent, se tiennent là. Le geste est tendre, parfois malicieux. La sculpture ne cherche ni l’effet ni la démonstration : elle capte un instant simple, accessible, presque domestique.
Dans ces œuvres, l’intimité naît de la proximité. On n’est plus face à une figure à admirer, mais à une présence à accueillir. Le regard se pose, la main pourrait suivre. La matière garde quelque chose de doux, de vivant, comme un souvenir.
Ces petites formes parlent d’un monde à échelle humaine, un monde où le sensible se niche dans le détail, où la sculpture devient compagnon plutôt que monument.